Carnets de campagne d'un citoyen ordinaire

Blog de soutien à la candidature de Ségolène Royal

27 janvier 2007

Contribution au débat participatif. 2- Vie chère et pouvoir d'achat. LE BOUCLIER VITAL.

Le seuil de pauvreté est calculé en France, comme en Europe, par rapport au salaire médian du pays concerné. 60%. Pourquoi 60% et pas 58 ou 62 ? Nul ne sait. Mais ce n’est pas le plus important. Ce qui n’a, dès le départ, véritablement aucun sens c’est de définir ce seuil par rapport aux ressources (les revenus), alors qu’il devrait mesurer tout au contraire la seule satisfaction des besoins élémentaires (les dépenses).

Ces besoins quels sont-ils : le logement d’abord, puis l’alimentation, l’eau et l’énergie, pour se chauffer. Puis vient le transport pour se rendre sur son lieu de travail et faire ses courses, dans la majorité des cas au moyen d’un véhicule individuel, parce qu’il n’y a pas d’autre solution. A mon sens, il faudrait ajouter, même s’il s’agit de services publics apparemment gratuits ou largement pris en charge parce que financés par la collectivité, c’est-à-dire l’impôt (et tout le monde paie la TVA) : l’enseignement, la santé et la sécurité publique, mais aussi la réalisation et l’entretien des infrastructures pour s’en tenir à l’essentiel. Je citerai pour terminer le droit à la retraite après une vie de travail, qui n’est pas un besoin à satisfaire dans l’instant, mais une sorte de besoin à venir, qu’il faut pourtant financer dans l’instant quel que soit le dispositif utilisé (cotisation ou épargne).

Et c’est bien la satisfaction de l’ensemble de ces besoins élémentaires, vitaux, et quelque soit leur mode de financement (par les revenus de l’intéressé ou par la collectivité), qui devrait constituer le véritable seuil de pauvreté. En dessous, tous ces besoins ne peuvent être satisfaits. Au dessus, ils peuvent l’être avec bien d’autres, mais qui ne sont pas indispensables.

Après quoi, on pourra bien disserter à l’infini sur les deux grands modèles de financement de ces besoins :

- petits salaires et beaucoup d’aides (quasi gratuité de certains services en raison d’une large exemption fiscale et autres prestations à coût réduit, voire complément de salaire versé par la collectivité), ce qui est un peu notre modèle,

- salaires plus élevés sans aide (paiement à prix coûtant de l’ensemble des services, ce qui correspond d’avantage au modèle anglo-saxon,

il n’en demeurera pas moins indispensable de financer d’une manière ou d’une autre la totalité de ces besoins vitaux par ce que j’appellerai « LE BOUCLIER VITAL », qui devrait faire l’objet d’une NOUVELLE DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN.

C’est ce vers quoi nous devons tendre en France. C’est le bel objectif qu’il nous faut proposer aux autres peuples. Ceux d’Europe d’abord pour commencer. Et puis à tous les peuples du monde, qui n’ont pas moins le droit que nous de voir satisfaits leurs besoins les plus élémentaires.

Posté par civis à 23:02 - Vie chère et pouvoir d'achat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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