Carnets de campagne d'un citoyen ordinaire

Blog de soutien à la candidature de Ségolène Royal

20 mai 2007

Législatives

Au lendemain des présidentielles, il n’était pas absurde d’espérer que le résultat des législatives soit, sinon victorieux, du moins très honorable. Beaucoup de conditions étaient à cet égard dors et déjà réunies, comme le score obtenu dans de nombreuses circonscriptions et la mobilisation sans précédent des électeurs. Si l’on ajoute à cela l’extraordinaire improvisation des candidatures déposées par le Mouvement Démocrate et l’effet dévastateur de certains affichages du nouveau pouvoir sur la partie de l’électorat conquis par l’UMP sur les terres du FN (train de vie arrogant et pseudo « ouverture à gauche »), il n’était pas inconcevable de repartir à la bataille avec une certaine dose d’optimisme.

Seulement voilà, le PS en a décidé autrement, contre l’évidence et le bon sens et surtout contre la volonté d’une très large majorité de militants, en écartant celle à qui revenait naturellement de conduire le combat, en même temps que le pacte présidentiel.

Pour couronner le tout, à la suite des déclarations pourtant très claires de Jean-Michel Baylet, il n’a pas cru devoir remettre en question les accord passés avec le PRG, ou bien à tout le moins exiger des 32 candidats une déclaration commune et très ferme de fidélité, largement diffusée et portée dans les médias. Au lieu de quoi, 6 députés sortants sur 9 (parmi lesquels ne figure pas même pas Christiane Taubira…), se sont fendus d’un communiqué on ne peut plus discret, tandis que les autres candidats étaient conviés à envoyer un courrier aux fédérations socialistes pour témoigner de leur « loyauté » !

Au demeurant, il n’est pas impossible (et en tous cas facile à vérifier) que ces candidats-là aient soutenu et continuent à soutenir Ségolène Royal et le pacte présidentielle, mieux et plus sincèrement que nombre de candidats désignés au PS par les seuls anciens adhérents, dont on a pu mesurer au cours de la campagne tant l’attachement prioritaire à leur sempiternel courant que le rejet viscéral de toute forme de démocratie participative.

Il y a des machines à perdre dont on ne peut décidemment plus se passer.

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18 avril 2007

Message subliminal (3)

Dans son commentaire à mon premier billet sur ce sujet (voir ci-dessous), M.Martinnet me communique le lien suivant :

http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-823448,54-898069,0.html, qui m'amène, en effet, à nuancer mon propos.

Dans cet extrait de sa conférence de presse, DSK dit très précisément : "Si il y a une majorité socialiste à l'assemblée nationale, nous sommes plusieurs à pouvoir exercer la fonction de premier ministre et je suis heureux que vous vouliez me compter parmi ceux-là." L'extrait de dit pas dans quel contexte cette phrase a été prononcée, mais d'autres sources indiquent qu'elle faisait évidemment suite à la question "Accepteriez-vous de devenir le premier ministre de François Bayrou.

Alors je veux bien admettre l'apparente loyauté de ces propos, si on s'en tient à la lettre. Mais je ne crois pas DSK si naïf qu'il n'ait pu mesuré l'exploitation qui pouvait en être faite par les partisans d'un vote Bayrou "de gauche", ce qui n'a pas manqué, comme le montre l'article ci-dessous. Je redoutais depuis longtemps une manoeuvre de ce genre et l'avait dénoncée par avance. Nous y voilà.


"Elysée 2007

DSK ne pourrait être Premier ministre de Bayrou qu'en cas de majorité PS

AFP | 18.04.2007 | 11:26

Dominique Strauss-Kahn a indiqué mercredi qu'il ne pourrait envisager d'être le Premier ministre de François Bayrou que si les socialistes disposaient d'une majorité à l'Assemblée nationale.

"Un Premier ministre, sous la Vème République, c'est quelqu'un qui a une majorité. Donc, s'il n'y a pas de majorité socialiste à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de Premier ministre socialiste", a-t-il dit, invité à dire lors du point de presse quotidien du PS, s'il accepterait de devenir le Premier ministre de François Bayrou.

Dominique Strauss-Kahn a indiqué n'avoir "aucun contact avec François Bayrou". "Et je ne souhaite pas en avoir", a-t-il ajouté.

Mardi à Lille, François Bayrou a affirmé être "le seul qui puisse faire travailler ensemble" des personnalités comme Dominique Strauss-Kahn et l'UMP Jean-Louis Borloo."

(source : nouvelobs.com)


Cette dépêche AFP, mise en avant sur le site en fin d'après-midi 'et reprise par Google actualités, a désormais disparu de la rubrique "Présidentielles 2007". Mais on peut tout de même la trouver en archive (toutes les dépêches "politique").

Bon, moi je veux bien admettre l'absolue loyauté de DSK, je veux bien admettre que ses propos ont été déformés par une dépêche tendancieuse de l'AFP, je veux bien admettre que le site du nouvelobs la mise en avant comme ça, sans trop se poser de question. J'observe cependant que cet aimable cafouillage est justement survenu le jour de l'interview de Ségolène Royal au journal de 20h de TF1, permettant ainsi aux journalistes de la chaîne de tenter de la déstabiliser sur ce point. Evidemment, ils ont échoué. Parce que notre candidate a su faire preuve de "sang-froid" (comme elle l'a souligné elle-même avec malice).

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Message subliminal (2)

Suite à mon précédent message, il semble malheureusement qu'il l'ait dit. Et c'est bien évidemment le site nouvelobs.com qui se plaît à diffuser cette "information" reprise de l'AFP. De deux choses l'une, ou DSK est suffisamment naïf pour s'être ainsi laissé piégé par la question d'un journaliste (ce que je ne crois pas). Ou bien il sait ce qu'il fait, en appelant ainsi, insidieusement ses partisans à voter pour Bayrou. J'ai déjà eu l'occasion de dénoncer clairement cette tentation. Mais j'avais fini par me laisser convaincre plus ou moins de son ralliement sincère à Ségolène. Je ne suis pas autrement surpris par cette "maladresse", qui vient ainsi s'ajouter à celles de Rocard et de Kouchner. Et je n'avais finalement pas si tort que cela de rassembler les trois hommes dans une même opprobre, dans un billet d'humeur récent.

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Message subliminal

Curieux bandeau ce soir sur I-Télé : « PS : Dominique Strauss-Kahn n’envisage d’être Premier Ministre de François Bayrou qu’en cas de majorité PS aux législatives. » En clair, si vous voulez Strauss-Kahn, votez Bayrou ! Or, je ne trouve nulle part une déclaration précise de DSK susceptible d’étayer cette affirmation. Tout au contraire, il me semble qu’il s’efforce, avec un certain mérite, de résister à ce type de tentation. Qu’est-ce qui autorise alors cette chaîne à asséner cette contre-vérité ?

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15 avril 2007

Appel pour une dynamique à gauche au premier tour

Excellente analyse de la manipulation en cours sur Betapolitique :

"On voudrait casser à l’avance toute dynamique à gauche qu’on ne s’y prendrait pas autrement. En distillant jour après jour l’idée que la présence de François Bayrou au second tour n’est pas impossible, en laissant entendre, jour après jour, que seul Bayrou serait à même de l’emporter face à Nicolas Sarkozy, en brandissant, sondage après sondage, l’épouvantail d’une défaite annoncée de Ségolène Royal face à ce même Nicolas Sarkozy, on sème le doute dans l’esprit des électeurs et on fait pression sur eux afin qu’ils soient nombreux à renoncer par anticipation, le plus nombreux possible à glisser dès le premier tour un bulletin Bayrou dans l’urne ce bulletin plutôt qu’un autre !

A l’occasion de cette élection, on a insidieusement réinventé le concept de vote utile, une sorte de vote utile à trois bandes - bien dangereux en vérité - et on a perverti le mode de scrutin majoritaire à deux tours en le renversant cul par-dessus tête. Plutôt que de choisir au premier tour les deux candidats qui s’affronteront au second, tout se passe en effet comme si l’on jouait d’abord le second - par sondages interposés, lesquels persistent à prétendre qu’ils ne sont en rien prédictifs - afin d’éliminer au premier tour les perdants annoncés du second. C’est Madame Irma qui s’en va voter en regardant dans sa boule de cristal !

C’est pis que cela : on assiste à une formidable manipulation de l’opinion. La commission des sondages à beau avoir - très timidement - rappelé que les sondages portant sur un second tour réalisés avant que le premier n’aie livré ses résultats n’ont aucune signification, les instituts de sondages ne cessent de produire des sondages de second tour et les médias de les commenter. Et l’on va jusqu’à même tester des hypothèses de second tour qui en regard des intentions de vote mesurées pour le premier tour n’ont pas lieu d’être. En résumé : ON TESTE DES HYPOTHESES IMPROBABLES AVEC DES OUTILS ABSURDES !

Et ce n’est pas une manipulation innocente. La preuve en est dans la constatation suivante, laquelle est irréfutable : un sondage est un instrument de mesures statistiques qui possède, comme tout autre instrument de mesure, une marge d’erreur irréductible, un biais qui est intrinsèque à la mesure et qu’on ne peut gommer - pour un sondage, on s’accorde pour dire que celle-ci est peu ou prou de 4%, en sus ou en moins ; et pourtant, l’hypothèse d’un second tour Sarkozy-Royal a été testé près d’une centaine de fois depuis janvier, donnant chaque fois Sarkozy vainqueur avec entre 51 et 54% des suffrages, CE QUI EST STATISTIQUEMENT IMPROBABLE, C’EST-A-DIRE DANS LES FAITS IMPOSSIBLE ! IL EST IMPOSSIBLE QUE PAS UNE FOIS SEGOLENE ROYAL NE SOIT APPARUE COMME VAINQUEUR DE CE DUEL. On voudrait dissimuler cette éventualité qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Tout est organisé afin que cette opinion dont on prétend mesurer les intentions en vienne à penser qu’une victoire de Ségolène Royal sur Nicolas Sarkozy lors d’un second tour ne serait pas une éventualité crédible. L’objectif est clair, et il n’est pas tant de favoriser l’accès au second tour de François Bayrou, ce qui reste tout à fait improbable, que de casser par avance cette dynamique en faveur de Ségolène Royal qui, si elle s’enclenchait, conduirait en réalité à la victoire de celle-ci sur Nicolas Sarkozy. On cherche à disperser les voix de la gauche, semer le doute et obtenir qu’un certain nombre de ces voix se retrouve ailleurs, c’est-à-dire sur François Bayrou, dans le but de tasser autant faire se peut le score de Ségolène Royal. On tente en particulier d’éviter le probable coup d’arrêt à la stratégie de Nicolas Sarkozy que serait un premier tour plaçant Ségolène Royal devant le candidat de l’UMP.

La cerise sur le gâteau de cette tentative de dilution des voix serait qu’on soit parvenu tant et si bien à tasser le score de la candidate socialiste qu’on permette en définitive à Jean-Marie Le Pen de rééditer son "exploit" du 21 avril 2002. C’est que Nicolas Sarkozy a retenu sa leçon : le candidat de la droite n’est jamais autant assurer d’emporter le morceau, pardon l’élection, que s’il se retrouve opposé à l’extrême-droite.

Mais voilà, il vient d’y avoir un petit accroc dans la belle mécanique médiatico-sondagière, une sorte de lapsus qui pourrait bien faire grain de sable et qui a été commis par Le Monde, lui-même, sous la plume de Jean-Baptiste de Monvalon, lequel dans un article intitulé Mme Royal menacée au premier tour, M. Sarkozy au second, paru dans l’édition de ce 12 avril, souhaitait visiblement enfoncer le clou en pronostiquant la défaite de Mme Royal dès le premier tour. Mais voilà, donc, ce qu’il laisse échapper :

« Les responsables d’instituts de sondage s’accordent en effet à relativiser fortement la signification des sondages de second tour, qui donnent tous M. Sarkozy vainqueur d’un duel avec Mme Royal. "La qualification de Ségolène Royal provoquerait un choc positif majeur pour la gauche et ouvrirait un contexte nouveau", note M. Giacometti.

"Une fois passé le premier tour commencera une seconde campagne", souligne aussi Stéphane Rozès (CSA). Selon lui, le premier tour se joue sur "la compétence, la capacité à résoudre les problèmes" - domaine qu’aurait privilégié M. Sarkozy -, alors que le second accorde plus de place à "la dimension d’incarnation et de rassemblement", à laquelle serait davantage identifiée Mme Royal. En suivant cette analyse, on pourrait en conclure que la candidate socialiste aurait paradoxalement plus de chances de l’emporter au second tour que de se qualifier à l’issue du premier. »

Tout est dit et tout est maintenant bien clair : gardons-nous du défaitisme qu’on tente d’instiller, gardons-nous de nous disperser en des stratégies mortifères, gardons-nous des égarements auxquels on voudrait nous voir céder, et concentrons-nous sur l’essentiel : la victoire de Ségolène Royal... et le moyen d’y parvenir : CREER DES LE PREMIER TOUR LA DYNAMIQUE DE CETTE VICTOIRE.

Car - et nous l’avons peut-être un peu oublié à force de craindre le pire - il ne s’agit pas QUE de battre Nicolas Sarkozy, il s’agit également d’offrir à la France et aux français des raisons d’espérer. Or voter Bayrou pour éviter Sarkozy revient à choisir de se précipiter dans le vide pour échapper aux flammes. On veut nous faire croire que toutes les issues sont condamnées : rassemblons-nous pour enfoncer la porte !

CAR CE SERAIT LE PIRE DES RENONCEMENT QUE DE SACRIFIER L’ESPERANCE AU NOM DE LA CRAINTE LEGITIME QUE LE PIRE NE SURVIENNE !

par Dedalus - sarkononmerci.fr

(source : betapolitique.fr)

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La tenaille

Les propos outranciers d’Olivier Besancenot et ceux, irresponsables, de Michel Rocard et de Bernard Kouchner, complaisamment et abondamment relayés par les médias, concourent également à faire perdre des voix à Ségolène Royal. Ils font ainsi courir objectivement le risque que la gauche, pour la deuxième fois consécutive, ne soit pas représentée au deuxième tour. Le peuple de gauche, déjà échaudé, ne tombera pas à nouveau dans ce piège.

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29 mars 2007

Le brelan du MEDEF, suite : ça branle dans le manche

Je n’ai jamais cru aux coïncidences et je me demande toujours : à qui profite le crime ? A cet égard, il ne faut pas exclure que les incidents de la rue Rampal et de la Gare du Nord, au même titre que l’arrestation providentielle de Battesti, soient des provocations délibérées, destinées à provoquer l’embarras de la gauche. C’est une vieille habitude de la droite de recourir à de telles manipulations, quand elle en vient à douter de sa capacité de vaincre sur le terrain des idées. Au demeurant, peu importe que ces incidents aient été provoqués délibérément ou pas, puisque les médias sont parfaitement habitués à en faire l’usage qu’on leur demande. Et ils ne s’en privent pas, s’essayant à nous refaire le coup de 2002. C’est que l’objectif de ceux qui nous gouvernent (je veux dire le MEDEF) est bien toujours d’éliminer au premier tour Ségolène Royal, seule réellement capable de battre Sarkozy (malgré ce qu’on essaie de nous faire croire). Et pendant un moment, ils ont cru réellement que Bayrou pouvait être ce troisième homme providentiel. Las, l’impétrant n’en demandait pas tant, au point de n’avoir pas même jugé bon de se doter du plus petit programme, ce dont même les plus obtus de nos gentils bobos, si tentés qu’ils fussent par le "free hugs" béarnais, ont fini par se rendre compte. Du coup, nos grands stratèges s’affolent. Faute de mieux, il leur faut bien revenir, en catastrophe, au même vieux stratagème qu’en 2002 : effrayer les classes populaires pour faire monter Le Pen. Gageons que nous allons voir se multiplier les scènes de violences et les menaces diverses et variées dans les jours qui viennent. Cela va nous rajeunir de cinq ans. Mais le bon peuple se laissera-t-il berner une nouvelle fois ?

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23 février 2007

En avant les éléphants (chanson)

J’ai assez reproché aux éléphants d’avoir initialisé le procès en incompétence de Ségolène, abondamment repris par la droite et désormais relayé par l’ensemble des médias, pour que ne me réjouisse que modérément de leur retour sur scène. Et pourtant cela ne me gène pas trop. Tout compte fait, Ségolène a bien fait et l’a fait au bon moment, quand elle retrouve la faveur des sondages, devenus de ce fait extrêmement confidentiels. Mieux vaut des éléphants qui barrissent à l’unisson qu’en ordre dispersé et de manière incontrôlable. Et réjouissons-nous de voir la famille réunie, même si nous n’oublierons rien.

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21 février 2007

Pour en finir avec M. Besson

« Sans les attaques personnelles dont j'ai été victime de la part de certains de ceux qui jouent un rôle majeur dans cette campagne auprès de la candidate et, en dépit de mon analyse (de la situation au PS, NDLR), je serais revenu. Mais (...) le combat politique n'autorise pas tout, surtout dans son propre parti », a déclaré Eric Besson pour expliquer son comportement.

Que ne s’est-il indigné durant la campagne interne et depuis lors des attaques personnelles dont Ségolène Royal a été victime de la part des amis jospiniens de M. Besson ! Notons que placée sous le feu de critiques autrement plus violentes, elle a su, quant à elle, faire front et résister avec courage… 

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A Daniel Cohn-Bendit

J’ai toujours eu beaucoup de tendresse pour Cohn-Bendit, qui a su incarner à lui seul la magie d’une époque, laquelle, avec le 10 mai 1981, n’est pas sans ressembler avec ce que nous vivons en ce moment. Et même, s’il a beaucoup évolué politiquement, il a su reconnaître très tôt dans un très bel article écrit avec son frère Gabriel tout le mérite de la démarche de Ségolène. Il n’en reste pas moins qu’à mon sens il se trompe en préconisant maintenant un rassemblement avec le centre.

En même temps, sa position est cohérente avec son engagement européen en faveur du oui. Cependant, il faut qu’il comprenne qu’une majorité d’électeurs de gauche a voté contre le traité constitutionnel, non pour de mauvaises raisons, par une espèce de frilosité ou de repli sur soi, mais pour de bonnes raisons, c’est-à-dire pour une Europe sociale.

Ségolène l’a bien compris, comme elle a bien compris le rejet de la politique de Jospin. C’est pourquoi, il me parait indispensable qu’elle affiche clairement sa singularité, qui se trouve être en harmonie avec le peuple de France. Et si, ultérieurement, certains centristes se sentent prêts à se détacher de la droite, pour tenter un bout de chemin avec la gauche, je n’y vois pas d’inconvénient, à condition qu’ils s’affranchissent du dogme qui tend à nous faire croire que le marché est tout puissant et qu’il faut en accepter la fatalité.

Posté par civis à 18:43 - Stratégie de campagne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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