09 avril 2007
Remontées de terrain
Retour sur le terrain, en ce matin de Pâques. Le dimanche, le marché se tient dans le quartier le plus favorable au Front National. Pas vraiment le quartier populaire. Une population âgée, plutôt aisée, recroquevillée sur ses petits privilèges. Aussi ne m’attendais-je pas à un accueil trop chaleureux. Et bien, ça ne s’est pas si mal passé. Bien sûr pas aussi bien que le samedi en centre ville, où la population est plus diversifiée. Mais tout de même, quelque chose comme un 50/50, là ou la droite et l’extrême droite recueillent habituellement une majorité écrasante des suffrages. 50% de refus, d’ailleurs plutôt polis, généralement sans commentaires. Et donc, à l’inverse, une bonne moitié de gens qui se saisissent du tract avec gentillesse et intérêt et le rangent soigneusement, même quand ils sont encombrés de sacs et de poussettes. Souvent, avec une sorte de gratitude timide, comme en reconnaissance de l’intérêt qu’on leur témoigne ainsi, peut-être parce qu’ils ont le sentiment qu’habituellement personne ne s’intéresse à eux. Et sans doute beaucoup d’entre eux n’habitent-ils pas le quartier dont ils fréquentent le marché. Un jeune couple de corses (30-35 ans) s’arrête pour exprimer le souhait très chaleureux que Ségolène se rende en Corse. Je transmets donc ici le message. Un autre corse, enseignant, me fait part, d’emblée, de son incertitude et de sa tentation de voter Bayrou. S’ensuit une longue conversation, à l’issue de laquelle il m’assure qu’il votera « sans doute » pour Ségolène. Ah, cette cassette…
30 mars 2007
Autres brèves de campagne
C comme carrure
Je n’en peux plus de cette campagne. Vivement qu’elle se termine. Je ne sais pas comment fait notre candidate pour tenir. Quelle force et quel mental ! Pas le genre à péter les plombs comme certains énervés. Ainsi sur RTL, face à trois roquets déchaînés qui se piétinaient pour tenter de lui mordre les mollets, elle a su garder son sang froid et s’en en tirée avec panache. Comment peut-on prétendre qu’elle n’aurait pas la carrure !
T comme terrain
Samedi matin, pour la première fois de ma vie, je m’en suis allé distribuer des tracts sur le marché. Bon, j’y suis allé un peu à reculons, mais ça c’est plutôt bien passé, dans la gentillesse et la courtoisie. Aucun tract jeté. La plupart des gens s’en saisissent avec intérêt et – ce qui m’a frappé, principalement les femmes, de tous âges et de tous milieux, aussi réservées soient-elles, pour peu qu’on les aborde avec courtoisie. Quelques rares refus (d’abstentionnistes ?) : « Ah non pas de politique ! ». Et seulement trois remarques désobligeantes. La premières, amusante, venait d’une femme âgée : « Elle ferait mieux de préparer la soupe, celle-là ! ». Les deux autres, plus injurieuses, émanaient de la gens masculine : « Ah non pas cette conne ! », et « Je ne vais pas me salir avec ça ! ». Peu de chose, au demeurant, sur plusieurs centaines de personnes aimables et intéressées. Pour une commune qui doit régulièrement choisir au second tour entre l’UMP et le FN, je trouve cela plutôt encourageant.
P comme progrès
L’autre jour en dernière page du Monde, une demi page de publicité rédactionnelle entièrement consacrée à la dénonciation des régimes de retraite des fonctionnaires et des régimes spéciaux. Sous couverts d’une prétendue association, qui paye ce type de placard ?
Quand arrêteront-ils de nous dresser les uns contre les autres ? Comment peut-on être dupe de ce genre de manœuvre et toujours accepter l’alignement par le bas. Parce que moi je veux bien qu’au nom de l’égalité on aligne tous les régimes de retraite sur le moins favorable, mais alors, hein, il faut tout aligner, à commencer par les salaires, tout le monde au SMIG, et puis non le SMIG c’est encore trop, alignons tous les salaires sur celui d’un ouvrier chinois ! Ca, ça serait de l’égalité, non ? Navré, comme Ségolène, je préfère tirer tout le monde vers le haut, qu’il s’agisse des retraites ou des salaires, et que cela concerne les français, les polonais ou les chinois. Evidemment, pas du jour au lendemain. Mais aussi vite qu’il sera possible. Souvenez-vous. Autrefois, on appelait cela le progrès !
16 mars 2007
Brèves de campagne
Ségolène fait une prestation remarquable sur France 2 jeudi soir. Le lendemain matin, la presse écrite, pour une fois, réagit plutôt favorablement.
Mais France Inter préfère aller chercher dans la presse étrangère quelques petites phrases un peu critiques sorties de leur contexte (omettant, au passage, de signaler un sondage extrêmement favorable publié en Belgique).
Mais, comme d’habitude, les grandes chaînes de télévision omettent d’en rendre compte.
Mais, curieusement, contrairement à l’habitude, l’audience de l’émission n’est pas communiquée.
Alors qu’on a rebattu les oreilles avec l’exemple que constituerait pour Bayrou et même Sarkozy l’action de Jacques Delors, ce dernier vient de se prononcer clairement hier pour Ségolène avec des mots flatteurs. La candidate le rappelle d’ailleurs en s’en félicitant au cours de l’émission. Mais de cela non plus, il ne sera pas question. Delors n’intéresse plus personne.
Et comme à chaque fois que Ségolène parvient à percer le mur médiatique et qu’elle suscite le plus grand intérêt, nos courageux snipers du « socialisme » élitaire pointent à nouveau leurs groins haineux. L’ineffable Besson, toujours lui, élevé chez Vivendi au lait de Jean-Marie Messier et grand ami de Sarkozy qu’il tutoie, le veinard. Et même Allègre qui s’y recolle et en remet une couche avec des arguments « scientifiques » ! Ah les braves gens… Nul doute qu'on les verra, sous peu, arpenter à nouveau tous les plateaux de télévision.
Enfin, pour ceux qui s’imaginaient que Jospin allait soutenir Ségolène, fut-ce « modestement » (et en matière de modestie il en connaît un rayon), notre grand homme vient de signifier clairement qu’il conditionnait son soutien au renvoi de Chevènement. Rien moins. C’est que le Commandeur, privé de son destin national, continue de penser que le dit Chevènement est le seul responsable de sa défaite, et pas sa campagne calamiteuse, ni la politique qu’il a menée pendant cinq ans, dont les Français ne voulaient plus et que Bayrou tente de nous resservir à la sauce béarnaise…
14 février 2007
Encore les fins stratèges...
La semaine dernière, ils s’en frottaient les mains par avance, ils s’en pourléchaient les babines. Cette fois, ils la tenaient. C’était sûr. Elle allait enfin « exploser en vol » ! Depuis le temps qu’ils attendaient ça. Ils y avaient pourtant cru à deux reprises. En vain. Elle avait poursuivi son vol, souveraine et dédaigneuse. Mais là c’était du sûr. Ils avaient pilonné toute la semaine sur le thème : « Tiendra-t-elle ? » et surtout « Par qui la remplacer ? ». Il ne suffisait plus que d’attendre qu’elle s’écroule, comme prévu.
Le scénario était fin prêt. D’abord, dans la foulée, immédiatement après le meeting, une lettre attendait François Hollande sur le plateau de Ripostes. Une lettre de Tillinac (grand ami de Chirac, habitué des « débats » de Mme Clark), qui lui demandait benoîtement, rien moins que : « Allez-vous remplacer Mme Royal ? ».
Comme il était peu probable que la réponse fût favorable, le terrain était dégagé pour la deuxième étape : l’invitation par Drucker dans sa prochaine émission dominicale de DSK, qui n’aurait plus qu’à se baisser pour ramasser la mise. Ah les fins stratèges…
Mais ils se sont encore plantés. A quand la prochaine embuscade ? Je crains fort qu’il ne leur faille attendre le scrutin. Et pour le coup, il leur faudra remballer définitivement leur pitoyable martingale. Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir nous raconter dimanche, le petit préféré de nos chères élites ?
09 février 2007
Trois "petits" candidats
A vous de juger sur FR2, hier soir. Passons sur Le Pen et même sur Chabot sur qui tout à été dit. Je n’ai d’ailleurs suivi cette première partie que d’une oreille distraite. Plus intéressante était la prestation de trois « petits » candidats : Besancenot, Voynet et Dupont-Aygnan (dans l’ordre d’entrée en piste).
Ce dernier dans le rôle du gaulliste de gauche (espèce ancienne en voie de disparition) n’est pas du tout antipathique. A de rares exceptions près, il dit des choses justes, précise, plutôt documentées, fait des propositions réelles, dont certaines sont intéressantes, et s’exprime avec aisance et clarté. Il n’est pas si éloigné d’un Chevènement, pour qui j’ai de l’estime. S’il avait quelques troupes (ce qui ne paraît pas être le cas), il aurait sa place dans un gouvernement élargi bien plus qu’un Bayrou qui ne propose rien de précis. Mais le voudrait-il ?
Voynet, c’est compliqué. Elle dit beaucoup de choses pertinentes sur des sujets qu’elle maîtrise évidemment (c’est bien le moins), mais -comment dire ? elle demeure inaudible. On décroche tout de suite. Est-ce le ton de la voix ? Comme un manque de conviction ou plutôt une apparence de manque de conviction, tant je suis convaincu qu’elle croit à ce qu’elle dit. Et pourtant, ça ne passe pas. Mystère.
Quand à Besancenot, il faut bien reconnaître qu’il est toujours excellent. Je dirais même le meilleur. Percutant, clair et précis. Sans aucun dogmatisme, il présente des faits étayés par des chiffres. Mieux, il ne s’en tient pas, comme Arlette, à leur seule dénonciation, mais propose des solutions concrètes, sans doute parfois contestables, mais le plus souvent réalistes et pas si éloignées du programme du PS. Alors pourquoi refuser de gouverner, de se retrousser les manches et de mettre la main à la pâte ?
Je sais bien qu’il nous dit ne pas croire aux promesses de ceux dont il juge sévèrement l’action gouvernementale sous Jospin. Mais Ségolène n’est pas Jospin, justement. Et je crois, pour ma part qu’elle a tiré toutes les leçons de 2002 et 2005 (là je me répète). Dommage que notre brillant facteur ne l’écoute pas avec plus d’attention (comme tous ses amis de la gauche « anti-libérale »). Dommage, parce que c’est un bon. Au demeurant, il me paraît tout à fait absurde de voter pour quelqu’un qui refuse de gouverner.
08 février 2007
A qui perd perd (quand les stratèges s’emmêlent les pinceaux)
On nous dit que certains « socialistes » seraient tentés de voter Bayrou. Passons sur la stratégie des petits malins qui, croyant jouer à qui perd gagne, parient sur la défaite de Ségolène pour nous infliger leur grand parti social-démocrate, enfin « semblable aux autres ».
Glissons sur leur entêtement à ne pas faire une analyse politique sérieuse de leur double échec de 2002 et 2005. Et laissons de coté bien d’autres facteurs d’aveuglement et de surdité. Pour nous en tenir à des considérations simples.
En continuant de manipuler l’opinion, comme ils l’avaient déjà fait pendant la campagne interne, en continuant d’instruire plus que jamais le procès en incompétence de Ségolène, ils entendent favoriser l’accession au deuxième tour de François Bayrou.
Et de fait, dans ce cas de figure, dans une réaction de rejet de l’inquiétant Sarkozy, il n’est pas du tout impossible que le candidat centriste soit élu. Et nos petits malins de se frotter les mains en s’imaginant qu’ils peuvent gagner les législatives après une campagne recentrée sur leurs « valeurs » sociales-démocrates.
Que nenni mes bons apôtres. Vous vous fourrez le doigt dans l’œil. Parce que, tout simplement, les quelques députés de notre béarnais ont un absolu besoin des voix de l’UMP pour être élus dans chacune de leur circonscription. Du coup, nous aurons droit comme en 1974 à une bonne vieille majorité de centre-droit UDF-UMP, mais dont le parti le plus important sera évidemment l’UMP.
Et, comme en son temps Giscard avait appelé Chirac, Bayrou sera bien obligé d’appeler comme premier ministre Nicolas Sarkozy ! En signe d’ouverture, et comme récompense de leurs bons et loyaux services, toujours comme en 1974, il sera distribué quelques strapontins à nos braves sociaux-démocrates (DSK ? Rocard ?), toujours comme en 1974 (Servan-Schreiber, Giroud).
Laissons donc nos valeureux stratèges s’emmêler les pinceaux, et soutenons sans relâche, envers et contre tous, Ségolène Royal parce qu’elle a tiré toutes les leçons de 2002 et 2005 et qu’elle s’est portée à l’écoute des français pour élaborer avec eux un projet pour la France. Justesse de l’analyse et justesse de la méthode.
Avec elle, NOUS GAGNERONS !
10 janvier 2007
Aux lecteurs (s'il en reste !)
Dur de reprendre la plume (enfin…le clavier) après si longtemps. Au départ, comme beaucoup, séduit par la candidature à l’investiture de Ségolène Royal, j’ai saisi l’opportunité qui m’était offerte pour m’exprimer de temps à autre sur son site Désirs d’Avenir. Comme le nombre de mes messages tendait à se multiplier à l’approche de la campagne interne, il m’a paru utile d’y consacrer ce blog, dont l’objectif premier était de susciter le débat. De ce point de vue, bien que plus de cinq cent internautes aient visité ce site, mes quarante quatre messages n’ont provoqué que quelques lazzi sans grand intérêt et pratiquement aucun commentaire sur le fond, ce qui est bien dommage et m’a fort déçu.
Si bien qu’après le vote sans appel des adhérents, je n’étais plus très sûr qu’il soit bien utile de persévérer. Après tout, ce qui m’apparaissait comme le principal risque encouru (qu’elle ne soit pas investie par le PS, eu égard à la bassesse de la campagne interne), avait été magnifiquement écarté, principalement, n’en doutons pas, par la mobilisation des nouveaux adhérents. Dés lors, et malgré les boulevards ouverts à la droite par les piètres arguments de ses contradicteurs internes, il me paraissait que sa victoire finale était désormais acquise, victoire qu’elle ne devrait qu’à elle, c’est-à-dire à la justesse de son analyse politique et à la qualité de son écoute.
Aussi bien, je me suis efforcé de contribuer au débat participatif, si justement souhaité, en participant aux quelques réunions organisées à cet effet et en tentant d’en organiser d’autres (pas facile de mobiliser dans une région privilégiée, comme celle que j’habite). Mais j’ai le sentiment d’avoir encore beaucoup de choses à dire sur les sujets mis en débat et sur beaucoup d’autres. Est-ce que cela servira à quelque chose ? On verra bien. Ca me permettra, à tout le moins, de mettre mes idées au clair. Pourtant, je ne désespère pas de lire d’intéressantes réactions à mes propos. Plus que jamais, j’appelle de mes vœux une contradiction constructive et argumentée, pour que s’amorce un vrai débat.
Alors lecteurs, à vos claviers ! Je vous souhaite une année pleine d’enthousiasme et de bravitude !
21 novembre 2006
Rapport d'étape
Comme beaucoup de nouveaux adhérents, j’ai rejoins le PS avec pour objectif de peser dans la désignation du candidat à l’élection présidentielle. Peser, non par choix idéologique (comme pour un congrès), mais seulement pour gagner, face à la droite, et éviter au pays une nouvelle période de déréglementation encore plus libérale que la précédente. A cet effet, il me paraissait fondamental de ne pas renouveler l’erreur de l’année précédente, en faisant entendre au Parti la voix de son électorat. De ce point de vue, la mission est accomplie. Bien sûr, il va falloir transformer l’essai et continuer à soutenir notre candidate. Mais avant de réfléchir à la manière de poursuivre et d’amplifier notre combat, retournons-nous un instant pour mesurer le chemin parcouru.
Nous sommes l’arme au pied, prêts pour de nouvelles batailles, mais nous avons les oreilles encore pleines de la canonnade. Faut-il se réjouir que beaucoup considèrent que ce fut un bel exercice de démocratie interne, alors que nous savons bien qu’il s’est principalement agit d’une campagne de dénigrement systématique, sans précédent, et trop souvent indigne ? Et l’on pourrait redouter, à juste titre, que beaucoup des arguments vils et des méthodes déloyales utilisés contre Ségolène par ses concurrents soient aussitôt repris, d’abord par l’extrême gauche et puis, en fin de compte, par la droite elle-même. D’ailleurs il est palpable que la tentation existe bel et bien chez les uns et les autres.
Pourtant je suis optimiste. Puisque finalement ces arguments ont fait long feu, qu’ils sont désormais usés comme la corde, que pour tout dire, ils ont cessé d’être opérationnels. Du coup, ou bien ses adversaires et les médias qui les soutiennent tomberont dans le piège et reprendront à leur compte les mêmes litanies éculées, avec la même totale inefficacité que ses concurrents d’hier, ou bien il leur faudra trouver une autre stratégie, un nouvel angle d’attaque. Et là, je ne suis pas trop inquiet, car Ségolène a pris une bonne longueur d’avance, parce qu’elle a su se mettre en situation de répondre aux attentes de la plus grande partie du peuple français, ainsi que lui redonner l’espoir.
17 novembre 2006
Capitaine Courage
Les grandes joies sont muettes et la victoire estourbit. Parce que tout d’un coup tout s’arrête. Les rugissements de la tempête se sont soudainement tus. Le long voilier glisse vers le ponton dans un silence impressionnant. Les premiers pas sur la terre ferme sont incertains et donnent le tournis. Comme Florence Arthaud, Hélène Mac Arthur et Maud Fontenoy ont bravé l’océan contre les vents en furie, Ségolène Royale a traversé cette campagne interne pleine de bruit et de fureur. Notre Capitaine Courage !
15 novembre 2006
Vendredi 17 novembre 2006
Nous connaîtrons vendredi le nom du futur Président de la République : Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy. Et dans un cas comme dans l’autre, le parti socialiste ne sera plus ce qu’il était. Ou bien il aura réussi sa mutation et sera devenu le grand parti populaire de gauche, ouvert, moderne et dynamique, ou bien il aura disparu du paysage politique français pour dix ans. Rappelez-vous les résultats de l’élection présidentielle de 1969, dont François Mitterrand avait été écarté, parce qu’illégitime, déjà (pour ceux qui sont trop jeunes, cherchez sur internet).
Je crois que les adhérents auront la sagesse de ne pas renouveler leur erreur de 2005 et qu’ils auront l’intelligence d’être en phase avec l’électorat. Car c’est bien les électeurs qui éliront le Président et pas les seuls adhérents. Et même s’il manque à Ségolène Royal, quelques voix de militants incapables de surmonter la haine qu’on leur a inculquer, quelques voix d’enseignants qui ont bien voulu se laisser abuser par une vidéo tronquée, et quelques voix de militants antilibéraux incapables de dépasser le vote protestataire et de mettre la main à la pâte pour construire un monde meilleur, l’espoir qu’elle a fait naître dans le Peuple de France est tel que des millions d’anciens abstentionnistes viendront largement compenser ces quelques défections.
