Carnets de campagne d'un citoyen ordinaire

Blog de soutien à la candidature de Ségolène Royal

15 janvier 2007

Contribution au débat participatif. 1- L'environnement

La double nécessité de réduire tant la consommation d’énergies fossiles que l’émission de gaz à effet de serre nous impose de revoir principalement nos modes de transport des personnes et des marchandises. S’agissant des personnes, on sait bien que cela passe par un développement des transports collectifs, en même temps que par une approche radicalement nouvelle de l’urbanisme. Pour être indispensable, cette démarche ne produira d’effets sensibles que sur le long terme. En attendant, le véhicule individuel demeure le moyen de déplacement incontournable pour la majorité de nos concitoyens et notamment pour leur permettre de se rendre de leur domicile à leur lieu de travail. A cet égard, il convient de souligner que les plus modestes d’entre eux n’ont pas d’autres moyens que celui d’acquérir à bas prix des véhicules usagés, qui sont évidemment ceux qui consomment et polluent le plus.

Or, tous les spécialistes s’accordent à considérer que la seule technologie, aujourd’hui opérationnelle, susceptible d’améliorer significativement la situation consiste à associer l’énergie électrique à l’énergie thermique dans ce qu’on appelle une motorisation hybride.

Pour le moment, deux constructeurs japonais commercialisent des véhicules de ce type : Toyota dont la Prius II constitue le modèle le plus abouti et Honda dont le modèle hybride correspond plutôt à la première version de la Prius. Contrairement aux idées reçues, le prix de ces deux modèles avoisine celui de modèles classiques équivalents. Un peu moins cher pour la Honda. Un peu plus cher pour la Prius. Mais, si l’on prend en compte le crédit d’impôt (actuellement de 2000 Euros) dont bénéficie tout acquéreur d’un de ces véhicules (même s’il n’est pas imposable), le prix s’en trouve ramené au dessous d’un véhicule classique équivalent pour la Prius (et très en dessous pour la Honda). En outre, les investissements considérables réalisés par Toyota pour la mise au point de ce véhicule ne l’empêchent nullement d’être en 2006 celui des constructeurs automobiles dans le monde qui a dégagé les profits les plus importants.

Sans doute s’agit-il de produits japonais qui n’ont pour le moment, pas d’équivalent en Europe. Et il serait sans doute hasardeux de trop encourager la consommation de tels produits aux dépend des constructeurs français. Par ailleurs, ils s’agit là de modèles relativement sophistiqués, alors qu’on pourrait imaginer que ce principe soit appliqué à des réalisations plus rustiques et moins coûteuses, qui seraient plus adaptées aux budgets modestes. En effet, sans rechercher une synergie parfaite en temps réel entre les deux moteurs, on peut tout à fait se contenter d’améliorer un véhicule tout électrique, dont l’autonomie est désormais de l’ordre de 200 Km, en lui ajoutant un petit moteur thermique qui lui permettrait d’étendre cette autonomie soit par une propulsion directe, soit par la recharge des batteries à la manière d’un générateur.

Or il se trouve qu’un tel moteur existe, qu’il est maintenant opérationnel, après avoir été expérimenté sur une flotte importante de véhicules. Je l’ai découvert par hasard, il y a peu sur Internet. Et non seulement ce moteur est au point, mais pour la société qui l’a développé (et qui est loin d’être fantaisiste puisqu’elle appartient à l’un des plus grands groupes industriels français) il est à la disposition des grands constructeurs automobiles français qui souhaiteraient en équiper certains modèles de leur gamme. Et bien de cela personne ne parle ! Nulle trace dans aucune revue spécialisée. Cela parait n’intéresser personne. Alors que la solution est là qui nous crève les yeux. Une fois de plus, ce ne sont pas les idées qui manquent en France, mais la volonté de les industrialiser. (C’est ainsi que les écrans plats, qui nous viennent aujourd’hui de Corée, ont été mis au point par le CNRS, qui a obtenu pour cela une indemnité dérisoire et définitive pour solde de tout compte.)

Posté par civis à 19:17 - Environnement et développement durable - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


02 novembre 2006

Brèves écologiques et autres

José Bové

Vu et entendu lundi José Bové sur i-TV dans l’émission « Le franc-parler ». Pas au meilleur de sa forme. Comme on lui demandait, à juste titre, ce qui en fin de compte distingue ses propositions de celles du PS, il a eu cette réponse un peu courte, mais que je peux comprendre, en substance : pour les avoir vu à l’œuvre, je ne leur fais pas confiance. Autrement dit, pas de réelle différence de programme. Mais un procès d’intention, qu’encore une fois je peux comprendre. Dont acte. Dès lors, je ne vois pas ce qui pourrait l’empêcher de participer à un gouvernement de gauche, ne serait-ce que pour veiller de l’intérieur au respect des promesses… Chiche ! Ceci dit, je suis tout de même déçu qu’il fasse aussi peu de cas des propositions de Ségolène Royal dans le domaine agricole, qui reprennent la quasi-totalité des revendications constantes de la Confédération Paysanne.

Changement d’heure

Je n’ai jamais compris que depuis trente ans s’opposent bêtement partisans et adversaires du changement d’heure, avec de chaque coté des arguments valables, alors que ne parait jamais avoir été explorée une piste qui pourrait mettre tout le monde d’accord : celle qui consiste tout simplement à garder toute l’année l’heure d’été (TU+2). De la sorte, on pourrait conserver le bénéfice des économies d’énergie pendant la période estivale, sans pour autant perturber avec le changement d’heure les rythmes biologiques des hommes et des animaux et sans s’obliger à de complexes et coûteuses mesures d’adaptations biannuelles, tant il parait probable (mais c’est à vérifier) que le maintien de l’heure d’été pendant la période hivernale ne devrait pas entraîner de différence significative de dépense énergétique (voire peut-être même une petite économie supplémentaire).

Rumeur

Les malheureux nouveaux adhérents (dont je suis) sont une nouvelle fois habillés pour l’hiver. Cette fois par l’écrivain chiraquien Denis Tillinac : des militants du Front National se seraient glissés parmi eux ! Rien de moins. Pas la peine de se demander d’où peut venir une rumeur aussi nauséabonde. Vous n’avez pas trouvé ? Cherchez bien.

Pétition

Et tiens pour finir, si vous êtes comme moi excédé par la tournure que prend cette campagne interne, je vous suggère de signer la pétition «  stoppons la machine à perdre » que vous trouverez en cliquant sur le lien « signez la pétition » dans la colonne de droite.

Posté par civis à 18:55 - Environnement et développement durable - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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