Carnets de campagne d'un citoyen ordinaire

Blog de soutien à la candidature de Ségolène Royal

29 octobre 2006

Colère

Rien écrit depuis une semaine. Je n’arrive pas à aligner trois phrases. Sans doute du fait d’une mauvaise grippe qui traîne en longueur. Mais aussi parce que je ne décolère pas de ce qui se passe en ce moment au PS.

Parce qu’il se passe malheureusement avec ces débats exactement ce que j’avais dit qu’il se passerait. Les médias nous dictent leur choix du vainqueur pour le faire progresser dans les sondages et peser ainsi sur le vote des militants. Bien sûr, toujours au nom de la pensée unique, ils veulent nous vendre Strauss-Kahn comme ils ont voulu nous imposer le «oui» au référendum. Parce que la social-démocratie (pour le coup véritablement «blairiste» !) est bien la seul dérive que tolère désormais l’incontournable loi du marché…

Et le risque existe désormais (même s’il est encore minime) qu’ils parviennent ainsi à imposer un deuxième tour. Je ne veux pas y croire, parce que je ne peux pas imaginer que les militants se trompent comme ils se sont trompés l’année dernière en choisissant le «oui» au référendum. Ne serait-ce qu’en raison du rééquilibrage apporté par les nouveaux adhérents, plus proches de l’électorat.

Car enfin, imaginons une seconde, pour la forme, que Strauss-Kahn emporte l’investiture au second tour, avec le soutien de Fabius. Comment croyez-vous que va réagir l’électorat traditionnel de gauche qui a rejeté Jospin et voté «non» au référendum ? Comment croyez-vous que va réagir l’électorat populaire qui avait déserté la gauche et commençait à reprendre espoir ?

Comme en 1969 Gaston Deferre, Strauss-Kahn fera 5% des votants avec 50% d’abstentions et le parti socialiste mettra au moins dix ans à s’en remettre…

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23 octobre 2006

Retraites, impôts, etc. Les inégalités. (2)

Je ne supporte plus que soient constamment dénoncés les prétendus privilèges du secteur public.

Passe encore que la droite en fasse logiquement la pierre d’achoppement de son idéologie libérale et cherche à dévaloriser un modèle social exemplaire, qui devait servir à l’origine de locomotive pour améliorer les conditions de travail de l’ensemble des salariés.

Mais on voit bien que la rejoignent dans une « pensée unique » nombre de beaux esprits qui, sous prétexte que le sacro-saint marché imposerait désormais inéluctablement sa loi, nous font le procès permanent de notre archaïsme et de notre ringardise, au regard d’une plus grande docilité de nos voisins européens, qui auraient succombé avec délectation aux plaisirs masochistes de la régression sociale.

Non content de faire régulièrement l’apologie des ouvrages de François de Clozet, Le Nouvel Obs titre cette semaine sur « Les privilèges », en même temps que L’Express ne craint pas d’afficher en caractères énormes « Fonctionnaires, les ravages de la corruption ». Ambiance.

Et bien sur, comme toujours, celui des privilèges qui est mis en avant concerne l’age de départ à la retraite, singulièrement pour ce qui est des sulfureux régimes spéciaux. Comme s’il n’y avait que ça, l’age de départ à la retraite. Comme si ne comptait pas, par exemple, le nombre d’annuité, le montant des cotisations, le mode de calcul et pour finir le montant de la prestation versée. Comme s’il n’y avait qu’un seul type de retraite pour tous, celle de la sécu. Comme s’il n’y avait pas de multiples caisses de retraites complémentaires, dans le public et dans le privé. Comme si certains gros revenus du secteur privé (mais oui, ça existe) ne permettaient pas d’investir pour s’assurer de confortables rentes au moment de la « retraite ».

Et de fait, n’y aurait-il pas d’autres « privilèges » que ces régimes de retraite. A commencer par certains revenus, et pas seulement ceux des patrons du CAC40. Devrait-on oublier les nombreuses exemptions fiscales, à commencer par la déduction de frais professionnels qui peuvent recouvrir une assez large partie des dépenses d’un ménage. Pourquoi ne pas citer certaines professions en cours de fonctionnarisation parce qu’elles vivent largement de subventions non plafonnées, parfois très confortables pour certains.

Pour revenir aux régimes spéciaux, on stigmatise en général des entreprises publiques comme la RATP la SNCF ou EDF, en oubliant généralement de préciser que ces régimes ne concernent qu’une très faible partie de leur personnel, dont les conditions de travail sont particulières (horaires décalés, semaine de 6 jours, travail le dimanche, etc.). Par exemple, à la RATP la possibilité de départ à 50 ans ne concerne que les seuls conducteurs de métro.

Et s’agissant toujours du seul secteur public, on oublie curieusement de citer le secteur le plus privilégié qui est tout de même l’armée (et la gendarmerie) avec la possibilité de partir à 35 ans, puis d’occuper éventuellement un emploi réservé dont le revenu vient alors s’ajouter au montant de la retraite.

Enfin, pour couronner le tout, on passe généralement sous silence les régimes spéciaux du secteur privé, pourtant en tous points comparables à ceux du secteur public et pour les mêmes raisons de conditions de travail. Il en va ainsi des marins, mais aussi, par exemple dans le secteur pétrolier, de la plupart des agents dits « d’exploitation », qui ne travaillent pas tous, il s’en faut de beaucoup, sur les plateformes offshore.

Alors, de grâce cessons de montrer du doigt ceux d’entre nous qui ont, par ailleurs, considérablement contribué au développement économique, industriel et technologique de la France. Pour autant, ne nous jetons pas au visage nos privilèges respectifs. Mettons les choses à plat et discutons-en, sans a priori. En toute fraternité.

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22 octobre 2006

Du côté des élites

Je viens de lire coup sur coup un long article de Laurent Joffrin, publié sur son blog sous le titre « Ségolène et nous », ainsi qu’une interview de Gisèle Halimi, parue dans Var-matin, qui révèlent l’un et l’autre la terrible incompréhension manifestée par nos « élites » à l’égard du mouvement populaire suscité par la candidature de Ségolène Royal.

Or, cette soi-disant « attente » d’une prétendue « vision », empreinte d’un parisianisme hautain et méprisant, qu’ils expriment en toisant la petite provinciale qui prétend venir jouer dans la cour des grands, n’est pas sans rappeler, avec une évidence croissante, l’attitude dédaigneuse que les mêmes ont adoptée lors du référendum pour les partisans du « non ».

Et parce que leur paresse intellectuelle les enferme dans leurs anathèmes simplistes indéfiniment ressassés, ils passent une fois de plus à côté de la lame de fond qui lève dans se pays. Gageons qu’après les élections, refusant l’évidence, ils continueront, comme en 2005, à nous asséner leur suffisance.

Et c’est bien parce que Ségolène doit non seulement se battre contre la droite et les caciques de son propre parti, mais aussi affronter la quasi-totalité des médias acquise par intérêt où par paresse intellectuelle à la « pensée unique », qu’il nous faut la soutenir, nous le Peuple de France, parce que personne d’autre ne le fera à notre place.

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21 octobre 2006

Rassembler

Dans les reportages qui ont suivi le premier débat télévisé entre les trois candidats à l’investiture, on a pu lire que les partisans de Laurent Fabius ou de Dominique Strauss-Kahn sifflaient et conspuaient les interventions de Ségolène Royal… Cette campagne haineuse me consterne chaque jour d’avantage. Passons sur les médias, qui s’en prennent assez logiquement à l’adversaire la plus redoutée de leur favori. Mais dans les rangs mêmes du PS !

Lorsque je dois expliquer pourquoi je ne voterai ni pour Laurent Fabius, ni pour Dominique Strauss-Kahn, j’utilise des arguments de fond. Et si je leur reproche d’utiliser dans leurs campagnes des méthodes contestables, je me garde évidemment bien d’employer de semblables moyens contre eux. Il ne me viendrait même pas à l’idée de chercher à les ridiculiser. Au demeurant, à la réserve précédente près, je leur conserve mon estime, et j’écoute leurs interventions avec beaucoup d’attention.

C’est pourquoi, je demande : Qui sont les diviseurs ? Qui sont les rassembleurs ? Et je suggère à ceux, qui vont répétant que pour gagner il faut rassembler à gauche, de s’en donner les moyens en respectant, à travers leur candidate, ceux d’entre les militants qui ne pensent pas comme eux.

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18 octobre 2006

Un coup de dé, jamais...

Je trouve sincèrement que Ségolène a largement dominé le débat. Je me suis efforcé d’écouter ses challengers avec la plus grande empathie, mais ils ne m’ont pas convaincu. J’ai même éprouvé du mal à maintenir mon attention, tant leurs discours m’a paru convenu, chacun dans son registre.

Je sais bien que leurs partisans pensent tout aussi sincèrement que leur champion respectif a été le meilleur. Si bien que nous nous retrouvons à la case départ. Les journalistes aux ordres peuvent bien essayer de nous imposer ce qu’il faut en penser, ce débat ne devrait pas faire bouger les lignes, tant les opinions semblent clivées, du moins chez les militants.

Finalement, on n’en retiendra sans doute durablement qu’une seule idée, que BFM diffusait en boucle hier soir (avec une pointe de déception) : « elle n’a pas trébuché ».

Et cela me conforte dans l’aversion que je porte à ce type de débat. Depuis toujours. Mitterrand-Giscard, Mitterrand-Chirac, même Chirac-Fabius… Aucune nostalgie. Que de mauvais souvenirs. Avec la peur au ventre. La crainte du faux pas, de la phrase assassine... Je n’ai jamais supporté et je ne supporterai jamais que l’avenir de mon pays, le sort de millions de gens se joue sur un coup de dé.

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17 octobre 2006

Le pouvoir médiatique

Alors que les candidats socialistes s’apprêtent à livrer en pâture à l’opinion le spectacle de leurs divisions, le dispositif médiatique préparé de longue date par Nicolas Sarkozy se met progressivement en place. C’est ainsi que le dernier sondage de la SOFRES, dont j’évoquais hier la présentation pour le moins tordue sur le site de TF1, se voit dans le Monde daté d’aujourd’hui relégué en page 9 dans un minuscule entrefilet, alors que ce journal titre sur 4 colonnes « Les policiers deviennent les cibles principales des violences urbaines ». Ca promet.

Ce matin, sur France Inter, Martine Aubry a cru devoir paraître chez Stéphane Bern, qui dénigre Ségolène Royal pratiquement chaque jour depuis des mois (souvenez-vous aussi de son ignoble première édition de « L’arène de France » sur le thème « Une femme peut-elle devenir Président de la République ? ») Ca n’a pas eu l’air de la gêner, pas plus que les propos vulgairement sexistes tenus en sa présence. C’est ainsi qu’après un petit numéro d’imitation des jeunes de banlieue, nous avons pu apprendre qu’elle avait perdu cinq kilos et qu’elle portait un sari qui « allonge la ligne », avant de nous entendre dire que la politique était une chose plus sérieuse que de « poser » en maillot de bain ! Pour finir, elle a prudemment pris les devants, en précisant qu’elle refuserait tout ministère qu’on serait tenté de lui confier…

Et puis, ce midi, un miracle. Michel Rocard chez Pascal Clark. Pour une fois, serein, détendu et parfaitement limpide (ce n’est pas si fréquent). En dépit des efforts multiples et désespérés de la donzelle pour lui faire dire du mal de Ségolène, Rocard a tenu bon, concédant tout au plus qu’elle ne ferait pas l’économie d’une courte période d’apprentissage des questions internationales, pour préciser aussitôt : « en politique, on apprend vite ». Surtout, il s’est livré, avec une fougue qu’on ne lui connaissait plus, à une charge impitoyable contre les médias qui « pourrissent tout », « polluent le débat public » et « nous mènent dans le mur ». Sous la  violence de l’assaut, Pascale Clark en est restée sans voix. Nul doute que ces propos ne seront repris nulle part, ni dans le zapping, ni dans la presse écrite. On parie ? En tous cas, coup de chapeau à Rocard, dont je ne partage pourtant pas les inclinaisons trop sociaux-démocrates à mon goût (qui lui font d’ailleurs préférer Strauss-Kahn).

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16 octobre 2006

Sans commentaires

Présentation du sondage de la SOFRES par TF1 sur internet : « Royal en tête au second tour, mais pas au premier » ! On se console comme on peut.

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A quoi servent ces débats ?

Nous avons déjà dit ce que les concurrents de Ségolène en attendent : qu’ils la fassent baisser dans les sondages, afin d’influencer le vote des militants. Triste calcul qui risque de nous faire perdre. S’agissant des débats télévisés, nous pouvons être sûrs que quelques journalistes nous indiqueront dans la foulée ce qu’il faut en penser. Et pour ce qui est des débats en régions, on ne manquera pas de nous montrer quelques pancartes hostiles et de nous faire entendre quelques sifflets. Triste politique spectacle, voulue par ceux-là même qui feignent de la dénoncer.

Que nous importe, en la circonstance, ce type de compétition ? Nous n’avons nul besoin de savoir lequel est le meilleur orateur et encore moins lequel saura le mieux abattre l’autre d’une phrase assassine. Et pourquoi pas un triathlon, comme l’évoquaient hier, avec pertinence, les guignols de l’info ? Nous avons seulement besoin de connaître le projet de chacun des candidats, ainsi que d’apprécier leurs capacités à le mettre en œuvre. Rien de moins, rien de plus.

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14 octobre 2006

Les jeux du cirque

Je disais hier ma crainte de voir le débat interne faire perdre à Ségolène, et donc nous faire perdre, les voix de la victoire (celles qui permettent de franchir la barre des 50%). Car, n’en doutons pas, la calomnie laisse toujours des traces, une sorte de doute diffus.

Et, de ce point de vue, la stratégie de ses concurrents me paraît de plus en plus irresponsable.

En effet, que cherchent-ils, avec ces débats médiatisés ? A mon avis, plutôt que d’essayer de convaincre directement les militants dont les choix paraissent désormais assez clivés, ils s’efforcent bien plutôt, pour faire pression sur eux, de s’adresser à l’opinion, avec l’espoir de faire bouger les sondages. Si les enjeux n’étaient pas aussi cruciaux, il pourrait être amusant de les voir courir les médias et s’adonner aux pratiques qu’ils dénoncent avec véhémence depuis des mois, en cherchant désespérément à inverser la tendance par l’organisation suicidaire de ce qui m’apparaît, pou le coup, comme une Star Académie du Parti Socialiste.

Alors, quand ils seront parvenus (peut-être) à faire baisser Ségolène dans les sondages et par voie de conséquence (peut-être) dans le vote des militants, que découlera-t-il de ce gâchis, si ce n’est un possible effritement de nos chance de l’emporter. Mais veulent-ils vraiment gagner ?

A cet égard, un camarade m’adresse, en commentaire du texte précédent (mais en donnant pour e-mail une adresse fantaisiste, ce qui n’est pas très correct), un texte dont il n’est pas difficile de reconnaître qu’il est d’Henri Emmanuelli. C’est un homme pour qui j’éprouve estime et respect et je souscris totalement à l’analyse longue et fouillée, argumentée et nuancée, qu’il nous livre dans ce texte. Il y parle justement (comme Ségolène) du « devoir de victoire » et dénonce par avance (toujours comme elle) les risques ce qu’il a appelé, je crois, «le Barnum Circus» : « Nous étions pour une désignation tardive et une compétition la plus sobre et la plus courte possible. Nous n’avons pas été entendus. Au contraire, nous allons produire un long spectacle, lourd de dangers, tout au long de l’automne. »

J’entends bien ses réserves, mais j’appelle cet homme de qualité à rejoindre ses camarades Montebourg et Peillon dans un soutien actif à la candidature de Ségolène Royal qui, seule, peut nous mener à la victoire. Cette victoire, nous la devons à notre Peuple, qui l’espère et l’attend et nous demande de la porter.

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13 octobre 2006

Réunion de section

Hier soir, réunion de section. Nous en avons une par mois. Une quinzaine de présents sur un peu plus de quarante adhérents. Il est prévu que nous ayons un débat « informel » sur les trois candidats. Je dis bien «informel», puisqu’il s’averre d’emblée que nous n’avons pas le « droit » d’en débattre «officiellement» avant la semaine prochaine, selon le sacro-saint «règlement du parti». La question de savoir si nous pouvons tenir ce débat, soulevée (c’est cocasse) par un adversaire de Ségolène Royal, nous occupe une bonne demi-heure. (A cet égard, je tremble à l’idée que cette modeste initiative puisse faire courir le risque que l’élection soit invalidée...)

Comme la majorité y semble favorable, il est finalement décidé que le débat ait lieu, à condition que chaque intervenant s’en tienne à la défense de son candidat et s’abstienne de critiquer les autres. Alors là, je l’avoue, mon sang ne fait qu’un tour. Quoi, il nous faudrait subir, depuis de long mois, le feu roulant des critiques malveillantes véhiculées chaque jour par des médias complaisants et s’interdire en section de donner un avis sur ceux qui les émettent. Pour ma part, je m’y refuse et le déclare tout net.

Mais ce premier tour de chauffe m’a tellement exaspéré que, chargé de présenter les propositions de Ségolène Royal, je vais être très mauvais. Trop d’émotivité et de véhémence, même si j’ai dit, sur le fond, à peu près tout ce qu’il y avait à dire.

De toute façon, je me rends bien compte que ces débats ne servent à rien. Les positions des uns et des autres me paraissent définitivement clivées. Rien ne paraît pouvoir faire changer d’avis ni les adversaires ni, fort heureusement, les partisans de Ségolène Royal. A titre indicatif, sur une quinzaine de personne : un partisan de Fabius, un partisan se Strauss-Kahn, un militant qui attend que son chef se prononce (Emmanuelli), un autre qui rejette les trois candidats, tous les autres partisans de SR (dont un qui curieusement votera Fabius «au premier tour, pour empêcher DSK d’arriver deuxième au premier tour»…

Mais ce qui m’a paru le plus significatif au cours de cette réunion, c’est que les partisans de Ségolène Royal affichent comme principale motivation leur désir de gagner, alors que ses adversaires reconnaissent, et pour certains ouvertement, qu’ils se moquent de perdre. Sans doute ont-ils la chance de bénéficier d’une situation sociale qui leur permet d’être indifférent au résultat du scrutin, contrairement à des millions de français qui souffrent de la précarité. Mais, par leur sectarisme et leur campagne haineuse, ces bons apôtres risquent de nous faire perdre les 1 ou 2% qui peuvent être fatals, tant il est vrai que l’élection se jouera, comme toujours, à 50/50.

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